27.07.2008
Nouvelles

Bonjour à tous,
- Pour des raisons personnelles je n'ai plus eu vraiment le temps de faire des billets depuis quelques mois. Mais je suis toujours l'actualité, et avec tous ce qui se passe en ce moment, ce n'est pas l'envie qui m'a manqué de vous faire partager mes réflexions...
- J'ai donc décidé de donner une nouvelle forme à ce blog. J'interviendrais sous formes de petites notes de quelques lignes destinées à ouvrir le débat dans les commentaires. Ce ne seront plus de longues développement, mais des pistes sur les sujets qui me tiennent à coeur. Je compte par ailleurs publier épisodiquement de longs articles dans des collectifs de blogueurs.
P.S: Un grand merci à tous pour vos visite
13:18 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.12.2007
J'attends toujours...

Quelques réflexions sur la situation politique en France vue de l'étranger:
- L’ouverture m'aura montré que ce n’est pas la politique (UMP/P.S) issu des bancs de l’ENA qui prendra en main les problêmes de la population. Que finalement, la gauche de gouvernement tendance libérale n’est que la version light de l’UMP. La Gauche du P.S n'aura d'ailleurs jamais droit de citer, elle disparaitra bien avant les libéraux.
- Maintenant, on en est sur, çà été entériné par la politique d’ouverture dans laquelle ce sont précipités des gens qui étaient déjà probablement à droite depuis longtemps: le P.S est d'accord avec l'UMP sur l'essentiel.
J'attends donc (et j'ai le temps, je suis à l'étranger, à mon avis on en a pour un petit bout de temps...) l'apparition d'une nouvelle force réellement de gauche, non issue du P.S et n'ayant pas les mots "communistes" et "révolutionnaires" dans son intitulé.
Et quand çà arrivera, promis, je rentre et j'adhére.
19:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.12.2007
Se radicaliser
L’éloignement et le temps apportent toujours des éléments de réflexion enrichissants.
Oui, j’aurais pu être tenté, maintenant que j’ai trouvé un travail à l’étranger, de me désolidariser de l’avenir collectif de mes semblables. D’oublier mes années de galères car je suis un semblant de situation. Ce comportement individualiste du "j’ai réussi parce que je pends plus de risques que les autres maintenant j’en ai rien à foutre" est tellement répandu et encouragé qu’il en parait encore plus pour ce qu'il est: un ressort de domination.
Car dans le pays où je suis, la misère on ne la voit pas, du moins si on ne la cherche pas. On remarque juste, au bout de quelques temps, que la majorité des gens vivent avec une épée de damoclés sur la tête, avec des emprunts et la menace permanente de se retrouver SDF si l’on perd son emploi ou si l’on devient malade.
Est-ce de ce type de société que l’on veut pour notre avenir en France?
Face à cette question, je n’ai trouvé qu’une réponse pour changer les choses: se radicaliser. Cela consiste à affirmer haut et fort que de vouloir assurer un revenu décent à la majorité de ses concitoyens n’est pas une idée ridicule ; Qu’on n’a bien assez de richesses pour redistribuer assez pour vivre décemment à ceux qui n’ont pas pu faire face.
C’est aussi ne pas croire que notre situation individuelle dépend de notre seule volonté ou de notre talent. C’est garder toujours à l’esprit qu’actuellement notre destin est toujours à la merci des décisions de gouvernants irresponsables et de quelques firmes multinationales.
Je sais que c’est difficile à appliquer tous les jours et que çà implique de lutter en permanence contre le discours dominant médiatique et politique. Ca demande de lutter parfois aussi contre nous-même, contre la consommation frénétique, contre les abus dictés par les modes.
Se radicaliser, c’est donc ne pas accepter que le destin de millions de gens soit influencé par des personnes qui s’en moquent et dont les intérêts divergent complètement avec ceux du plus grand nombre.
C’est aussi, ne plus avoir la confiance aveugle de nos aînés en les organisations supranationales quant celles-ci ne font que favoriser les inégalités.
C’est recevoir le discours dominant avec surtout de scepticisme et remettre systématiquement en question tous les vérités que le discours politique et médiatique veux nous asséner (sur les fonctionnaires, les chômeurs, les étrangers..etc)
Se radicaliser c’est enfin, ne jamais accepter des situations, des états de faits que l’on nous présente comme acquis, de voir les inégalités et essayer du mieux qu’on peut de les combattre.
En définitive, tout est à réécrire à gauche, et c’est sûrement pas plus mal.
Sur ce je vous souhaite un joyeux noël plus affectif (famille) que consumériste (cadeaux).
15:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.10.2007
Exil

Ca fait bien longtemps que je n'ai plus écrit sur ce blog.
Pour rassurer ce qui me connaissent: je vais bien. J'ai juste eu un problême de connexion. Trés long, d'accord, mais je galére pas mal en ce moment. J'ai un boulot et surtout je ressens une grande lassitude. Trop de souffrances ces derniéres années. J'ai envie de faire un break, loin de la France. J'ai toujours les mêmes convictions mais j'ai juste envie de prendre des vacances, penser à moi loin de cette merde contre laquelle je ne peux rien pour l'instant.
Je reviendrais et de toute façon je suis toujours là.
Lisez CSP, qui est toujours aussi génial.
17:55 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Exil, loin, amis, France
22.07.2007
Mon Credo

Je ne suis pas libéral.
Je ne crois pas qu’une quelconque liberté d'agir augmente la pérennité et la richesse. Elle permet juste d’accroître les inégalités et de radicaliser les luttes des classes.
En effet, réduire les charges sociales, détruire le droit de travail ne permet qu’aux employeurs de gagner plus, car ils auront tous les droits pour suivre les aléas de la conjoncture économique au mépris de la considération humaine et de l’esprit citoyen.
Je crois, au contraire, que face à la logique purement hédoniste et destructrice du libéralisme mondialisé, il faut un Etat interventionniste qui ait les moyens d’agir et de s’opposer sur certains domaines à la logique décrite plus haut. Ceci passe par des lois, des politiques qui iront peut-être à l’encontre des croyances néo-libérales imposées par les médias depuis vingt ans et appliqués par les anglo-saxons.
C’est incroyable mais ce point de vue réaliste devient révolutionnaire, tellement l’idéologie reaganienne a gagnée du terrain dans le monde et dans notre pays ! Etre pour les Services Publics, pour le droit de grève,, d’accord pour payer des impôts pour aider devient une exception passéiste alors que pour la plupart de la population se devrait justement être un credo, aujourd’hui encore plus qu’hier !
Croyez-vous que ce sont les riches employeurs, les multinationales qui vont d’occuper de vous lorsque vous serez au chômage ou malade? Croyez vous que des gens qui n’habitent même pas en France, qui n’ont aucun esprit citoyen feront quelque chose pour les français les plus dans le besoin?
Car qui a peur du Service Public, du RMI?
Les patrons, les entreprises, pour lesquels ces derniers restes du républicanisme sont des freins à leur expansion sans limites et à la financiarisation totale des secteurs de l’économie. En effet qu’attendre de personnes dont seule la rentabilité est la valeur absolue? Sinon qu’ils aillent poursuivre inéluctablement cette quête de la rentabilité dans des pays où le coût du travail est moindre et où les droits syndicaux n’existent pas (Pays de l’Est, Chine, Inde..).
Qui paiera les conséquences de cette évolution (programmée par le Président comme en témoigne les ressentes sorties de la ministre Lagarde)? Justement les usagers des S.P et ceux qui reçoivent des allocations, c'est-à-dire la majorité de la population, bien loin de la classe dirigeante héréditaire qui a gagné les dernières élections avec son poulain.
Et au niveau intellectuel, c’est, la première tache à laquelle il faut s’atteler, faire comprendre, répandre ce message: Les français ont plus que jamais besoin de ce système qui nous a longtemps protégé.
En être fier et le généraliser à nouveau, sinon les 5 dernières années, nous ont montré quel sera notre avenir concernant le travail (le chômage) et la fin des spécificités françaises (Service Publics, Esprit Citoyen, Valeur Travail justement !) mis en charpie par l’UMP!
12:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Chômage, Etat, Services Publics, Grêves, Lagarde, UMP, Sarkozy
08.07.2007
Discriminations (La technique du pompier pyromane 2)
Intéressant de voir l’empressement de Sarkozy à, soit disant, lutter contre les "discriminations". Apparemment, il suffit de mettre quelques personnes issues de minorité dans un gouvernement ou à un vague secrétariat d’Etat pour se faire le chantre de l’ouverture ou de la non-discrimination.
Or, à tout bien y réfléchir: Cet empressement à communiquer sur ce sujet cache forcément quelque chose d’autre.
Car les vrais sujets qui fâchent vraiment le gouvernement (Le vrais chiffres du chômage, La précarité d’une partie grandissante de la jeunesse..Etc) ne sont jamais abordés, ou pire, lorsqu’on en parle c’est pour dire qu’ils n’existent pas et qu’un chômeur est quelqu’un qui ne veut pas travailler. Qui a entendu un membre de l’UMP parler une seule fois du problème des jeunes ou des stages?
Donc, cette lutte fantoche contre les discriminations est un écran de fumée. Un écran qui cache à peu de frais (deux trois postes) une réalité beaucoup plus dérangeante et dont les conséquences sont beaucoup plus grave pour le pays. Ce que ne vous dira jamais Sarkozy ou ses amis du MEDEF, c’est que les discriminations ne surgissent pas uniquement quand un personne d’origine maghrébine ou africaine n’est pas embauchée, mais plutôt qu’elles se généralisent à tous les niveaux dans la société, dans la mentalité des gens et surtout du côté des entreprises. Le racisme est un aspect logique d'un grand tout qui érige la volonté des employeurs comme la matrice de toutes les politiques sociales (CNE, CPE, Casse du Droit du Travail).
Laisser les entreprises décider elles-mêmes du visage qu’aura notre pays de demain, çà veut dire concrètement : Que les moches, les non-diplômés, les trop-diplômés, les contestataires, les basanés bref: tout ceux qui ont un aspect qui " dérangera" les employeurs pour une raison ou pour une autre seront condamnés au chômage. Et l’Etat continuera (avec l'argent des citoyens pas celui des entreprisses) à jouer son rôle d’assistance afin que tous ces gens ne soient pas condamnés à la rue..
C’est ce qui est en train de se passer aujourd’hui. On peut alors dire que l’Etat ne fait plus son travail. Lui qui est garant de l’égalité, de la redistribution, d’aider les moins bien disposés par la vie se voit doubler par l’employeur roi que maintenant il courtise sans arrêt (avec le VRP Sarkozy à la tête de l’entreprise France) et de maniére décomplexée...
Donc, tout simplement, des discriminations il y en aura de plus en plus et à tous les niveaux. C’est tout simplement le type de société qu’on nous prépare. Dans une société inégalitaire, la discrimination est omniprésente, et surtout elle est acceptée.
C’est pour toutes ces raisons qu’il est beaucoup plus facile pour Sarkozy de nommer quelques « minorités visibles » plutôt que de s’attaquer aux vrais causes de toutes ces discriminations….Encore la technique du pompier pyromane!
21:38 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Sarkozy, Travail, Chomage, Précarité, Jeunesse, Stages
01.07.2007
Bourdieu, le néo-libéralisme et nos vies..
Tout d’abord, Merci à CSP pour ses judicieux conseils en terme de lecture. Si vous ne l’avez pas lu déjà : Lisez "Contre-Feux" de Pierre Bourdieu. Un ouvrage prophétique (écrit il y a dix ans, tout ce qui se passe depuis jusqu’à aujourd’hui est dedans) impressionnant et touchant (si comme moi, vous êtes un précaire, vous serez touchés aux larmes par l’acuité de l’analyse et la description implacable du système néo-libéral qui mène au chômage ou à la pauvreté d’une frange toujours grandissante de la population. Système devenu une utopie d’immoralité et d’inégalité en voie de réalisation, grâce à la prise en main par ses zélateurs des médias et de l'opinion. N’oublions jamais que tout çà est voulu, la réalité est dissimulé pour nous faire croire à la nécessité des réformes qui avantagent toujours les mêmes..
Sur ce un extrait de "Contre-Feux":
"La généralisation de l’électronique, de l’informatique et des exigences de qualité, qui oblige tous les salariés à de nouveaux apprentissages et perpétue dans l’entreprise les épreuves de l’école, tend à redoubler le sentiment de l’insécurité par un sentiment, savamment entretenu par la hiérarchie, d’indignité. L’ordre professionnel et de proche en proche tout l’ordre social, parait fondé sur un ordre des "compétences" ou, pire, des "intelligences". Plus peut-être que les manipulations techniciennes des rapports de travail et les stratégies spécialement aménagées en vue d’obtenir la soumission et l’obéissance qui font l’objet d’une attention incessante et d’une réinvention permanente, plus que l’énorme investissement en personnel, en temps, en recherche et en travail que suppose l’invention de nouvelles formes de gestion de la main d’œuvre et de nouvelles techniques de commandement, c’est la croyance dans la hiérarchie des compétences scolairement garanties qui fonde l’ordre et la discipline dans l’entreprise privée et aussi, de plus en plus, dans la fonction publique: obligés de se penser par rapport à la grande noblesse d’école, vouée aux taches de commandement et à la petite noblesse des employés et des techniciens cantonnés dans les tâches d’exécution et toujours en sursis, parce que toujours obligés de faire leurs preuve, les travailleurs condamnés à la précarité et à l’insécurité d’un emploi sans cesse suspendu et menacés de relégation dans l’indignité du chômage ne peuvent concevoir qu’une image désenchantée et d’eux-mêmes en tant qu’individu, et de leur groupe ; autrefois objet de fierté, enraciné dans des traditions et fort de tout un héritage technique et politique, le groupe ouvrier si tant est qu’il existe encore en tant que tel, est voué à la démoralisation, à la dévalorisation et à la désillusion politique, qui s’exprime dans la crise du militantisme ou pire, dans le ralliement désespéré aux thèses de l’extrémisme fascistoïde."
Pierre Bourdieu "Contre-Feux" Editions Raisons d’Agir. 1998
A mon avis, depuis que ce texte a été écrit, la situation a gravement empirée. La noblesse d’école a complètement disparue à moyen niveau. La relative stabilité que procurait les différents niveaux de compétences et les origines diverses de ces décideurs (Souvent populaires grâce à l'égalité des chances et une certaine vision du Servie Public de la part de l'Etat). Les hauts diplômes ne servent plus à rien (voir les mouvements de stagiaires). Toute l’ancienne "méritocratie" scolaire, qu’avec une abjecte hypocrisie, l’UMP a passé son temps à valoriser avant l’élection a été balayée par les habitus néo-libérales. Il n'y a plus de mérite, de sentiment d'unité sociale entre les différents niveaux sociaux. Il n'y a plus que les ultras dominants et les autres (armée d'ouvriers du tertiaire apeurés par la perspective du chômage et du déclassement).
Le diplôme n’a de valeur que si il permet une "employabilité" immédiate pour le profit optimal de l'employeur. Les entreprises ne veulent plus investir un euro sur leurs futurs employés et concitoyens. Seule la rentabilité à court terme oriente leurs choix. Elles ont perdu tout civisme, tout respect, toute vision à long terme de leurs collaborateurs et de la société en général.
De toute façon, elles rêvent toutes de partir en Chine ou en Inde pour réduire leurs coûts. En effet, à ce niveau là, il n’y a plus de vision civique. C’est la loi de la jungle. Les employés les plus dociles et soumis, ceux qui ont un savoir directement mesurable (Informaticiens, Ouvriers), seront privilégiés tant qu’il y aura un besoin, ensuite ils seront jetés pour moins cher, et les autres peuvent restés au chômage.
A votre avis qui profite, à l’arrivée, de cette situation de souffrance générale? Quel est l’objectif de réduire les coûts sinon pour augmenter les rémunérations des dirigeants et le revenu financier pour les actionnaires? Comment peut-on croire que c'est inéluctable, que c'est l'horizon indépassable de l'humanité?
Est-ce vraiment de cette société que nous voulons ? Le retour à l’industrialisation (version tertiaire et informatisée) inhumaine du XIXéme siécle et aux classes antagonistes aux écarts énormes de revenus…
Il va donc falloir que çà change, d’une façon ou d’une autre
12:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Chômage, Néo-libéralisme, Bourdieu, Précarité
23.06.2007
Horizons nouveaux
Bonjour tous le monde,
Je n'ai pas écris depuis environ quinze jours. Je n'ai même pas le temps de répondre sur mes blogs préférés!
Comme vous le savez je suis au chômage depuis un certain temps. C'est bientôt l'été et j'ai décidé de partir à l'étranger pour trouver un travail pour quelques mois si j'y arrive. Je n'en pouvais plus de cette situation moralement et physiquement. Je vais donc me confronter au libéralisme débridé et à la "flexibilité" chérie de nos hommes politiques. J'avoue aussi que çà va me faire du bien de prendre le large, de m'éloigner, pour un temps, de l'actualité politique française qui me désole toujours un peu plus, même vue d'où je suis actuellement!
Mais ne vous inquiétez pas je resterais actif, je publierais toujours (un peu moins le temps que je me pose..).
De toute façon, le combat continue!
Chevillette
13:00 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Travail, expatriation, chomage
06.06.2007
L’être de Droite
Quel est notre ennemi ?
Dans les millions d’électeurs qui ont voté pour Nicolas Sarkozy, environ 5% l’ont fait par l’intermédiaire d’une théorisation intellectuelle de leurs avantages personnels. En sachant sciemment que des mesures telles que le bouclier fiscal, la fin des droits de succession..etc favoriseraient directement leur patrimoine. Ceux-là savent que creuser les inégalités de traitement au sein de la population conduit inéluctablement à favoriser la frange la plus aisée, détentrice du capital. Ils ne sont qu’une minorité (financiers, grands patrons, intellectuels médiatiques), ont des intérêts partout dans le monde et ne craignent pas un système qu’ils ont eux-mêmes mis en place pour leur plus grand bien.
Pour les 95% restants. Le problème est plus complexe. Une bonne partie de la population française (agriculteurs, classes moyennes salariées, petite bourgeoisie commerçante et artisans) a été élevée dans la haine de toute forme de redistribution, d’égalité ainsi que de ses pendants politiques (Socialisme, Communisme, Etatisme keynésien). Cependant, il se trouve que suite à la mondialisation libérale, ce sont ces catégories qui ont été le plus touchées par les aberrations du libre-échangisme débridé (Délocalisations, Hégémonie des grandes surfaces sur le petit producteur, Ouverture Globale à la Concurrence et plus particulièrement celle des pays à bas coût, Liquidation méthodique des réseaux dePME indépendants, financiarisation de l’économie..). Or ce sentiment de malaise augmente et touche toutes les composantes de la société française. On constate même que ce mal-être s’étend aux jeunes et aux retraités (éloignés du monde du travail), qui ressentent de manière diffuse ce sentiment et y trouve les justifications qu’ils peuvent selon leur appartenance politique.
On peut même aller plus loin et s’interroger sur les conditions de vie de ces classes moyennes. En effet, les commerçants et autres professions libérales n’ont pas vu réellement leurs conditions de vie s’étioler depuis vingt ans, au contraire (baisse des impôts, favorisation du mérite individuel). Cependant, tout ce qui les faits souffrir économiquement est la conséquence directe de cette mondialisation néo-libérale que leur camp politique adule comme le messie. Il s’en suit donc une schizophrénie collective, un refoulement qui les empêchent de désigner consciemment leur ennemi.
Le cas du Front National est un bon exemple. Les électeurs poujadistes du Front ne pouvant pas remettre en cause leurs croyances erronées, préfèrent mettre sur le dos des immigrés l’évolution libérale qui fait tant souffrir beaucoup de ces petits artisans : oubliés de la globalisation.
Or plus le refoulement est grand plus la violence et la frustration est forte! Sarkozy l’a bien compris en dressant les français les uns contres les autres. En attisant les victimes du néo-libéralisme (Travailleurs pauvres) contre les plus victimes qu’eux (chômeurs) tout en oubliant sciemment de parler de l’incivisme décomplexé des dirigeants et fortunes indécentes du CAC 40. Il a ensuite réussi à leur faire croire au rêve chimérique de l’individu qui réussit seul et contre tous, grâce aux mêmes mesures qui le font crever (Baisse des règles et de la morale encadrant les échanges marchands, fin du droit des salariés, avantage aux fortunes déjà établies). Encore une fois, cela n’a été possible qu’à cause de l’aveuglement idéologique de cet électorat (avec l’aide de médias idéologiquement aux ordres de l’idéologie libérale)et de 20 années de médiocratie intellectuelle (TF1, Gala, télé-réalité) comme le dit si bien Mona Chollet.
C’est tout bonnement incroyable de penser que tant de personnes arrivent à se masquer à eux-mêmes des faits objectifs: Les méfaits de l’ultralibéralisme occidental sont d’ailleurs aisément démontrables sans argumentations savantes, et nous toucherons de plus en plus. Beaucoup de travers de nos sociétés y sont liés de prés.
Pour revenir au niveau idéologique, Je crois d’ailleurs que l’unanimité du vote du Non au TCE, contre le néo-libéralisme européen, a été aussi forte grâce au flou idéologique des tenants du Non (Alter-mondialistes, F.N, Souverainistes, Gauche du P.S). Quand les repères politiques s’entremêlent les gens réfléchissent et sont beaucoup plus capables d’analyse économique et politique. Quand on leur dit, aux présidentielles, vous avez le choix entre Droite Dure ou Gauche Molle, ils n’hésitent pas, pour les raisons démontrées précédemment et c’est d’ailleurs à leur risques et périls (Comme va le montrer la situation du pays dans les mois qui viennent).
Une solution pour la Gauche ? Devenir Durs, passer dans l’opposition systématique reconstruite sur des bases claires et lisibles, décomplexées…
Première étape: Ne pas voter pour la Gauche Molle Dimanche !
12:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Libéralisme, Sarkozy, Législatives, P.S, Précarité
01.06.2007
Le troll libéral
Je m’interroge, depuis quelques temps, sur la nature d’une espèce très répandue: le troll libéral (voire sarkozyste, l’ultra-libéral croit que Sarkozy est comme lui et que l’élection présidentielle a consacré un des leurs..).
Les trolls libéraux choisissent donc un blog de chômeur (Le Monolecte, L’intello du dessous ou moi-même) ou un forum de précaire (Génération Précaire, Actuchômage) pour répandre leur prêche et leur fiel.
Ils ont toujours les mêmes arguments :
- Les chômeurs le sont car ils le veulent bien, ils ont un problème et accusent la société d’être responsable de leur propre nullité. Le troll libéral est contre ces putains de fainéants ! Çà le fait fulminer que des gars puissent être au chômage dans son monde parfait, où le philanthrope MEDEF veille à la bonne concurrence et au bonheur de tous les français. Donc çà le met grave en rogne de voir que certains ne sont pas dans le coup, ils refusent forcément le boulot, puisqu’il y en a plein.
- Le chômage n’existe pas (surtout chez les jeunes) et il convient de débusquer le truc qui cloche chez le précaire. D’où les questions sur la vie, la moquerie sur des écoles pas assez prestigieuses, un réseau défaillant ou encore le choix un secteur pas trés porteur. Bref comme je le disais dans la note précédente, il va chercher dans l’individu les raisons de son échec, pour surtout éviter de chercher les responsabilités là où elles sont.
Il est impossible donc impossible que ce soit la société, L'Etât ou les employeurs. Ou des fois si ! C’est que les hommes politiques au pouvoir n’ont pas fait les bonnes réformes.
Oui, car le chômage résiduel est dû (pour lui) à trop de charges qui plombent l’emploi, un Etat trop interventionniste (peu importe si l'Etât keynésien n’existe presque plus dans la réalité et que la quasi-totalité des mesures économiques sont prises par Bruxelles) ou encore un code du travail trop pesant (qui étouffe de charges les patrons français, les mieux payés du monde après les américains).
Comme si la nature humaine (bêtise, piston) s’effaçait avec l'abolition des règles de bonne conduite. Comme si l’inexistence de règles, la loi du plus fort légiférée allait rendre les patrons philanthropes et les ménages dépensiers. On est ébahi devant tant de profondeur de raisonnement. C’est une idéologie (stupide) qui pour eux se tient. C’est bien, çà permet d’éviter de voir les disfonctionnements tout en se retournant contre ceux qui ne peuvent rien y faire (précaires) ou l’Etat pas assez libéral. Mais tout doit être fait au nom du sacro-saint « marché », on est d’ailleurs prés d’une mystique religieuse, le saint marché enfin libéré va répandre de sa main invisible forcément magnanime, le bonheur et la richesse parmi les hommes…pfff.
Ce que je comprends moins c’est la volonté (chevillée au corps) de ces trolls. Ils ont envie de bouffer du précaire. Peut être est-ce un signe d’un malaise insidieux qui est leur talon d’achille (Par exemple, moi, je ne suis jamais intervenu sur un forum sarkozyste ou sur "page libérale", qu’y ferais-je ?). Pourquoi vont-ils répandre leur haine? Leur représentant a gagné les élections présidentielles. L’Europe et la majorité des pays occidentaux adoptent leur politique de destruction des Services Publics ainsi que de tous les gardes fous qui protégeaient le marché des dérives ultra-libérales. Donc tout devrait aller bien pour eux!
Mais non, ils ont envie de rabaisser du précaire (peut-être parce que leur putain de loi du marché ne les rend pas heureux. Je dis çà, je dis rien…), d’en finir avec ces connards de fainéants. Peut-être que çà a un rapport avec la stratégie du bouc émissaire décrit par Anabiose. Peut être que les fans de Sarkozy et les libéraux ont comme moteur la haine de l’autre. Leur bonheur n’est pas émancipateur, ouvert, il se nourrit de la critique des autres. Çà promet pour l’avenir ! Tout çà me rappelle les espions amateurs de "1984" qui étaient les plus zélés pour trouver les traîtres.
Le libéral cherche les chômeurs car ils sont les preuves vivantes que son système n’est pas la panacée et est profondément inégalitaire! Et que ce(ux) pourquoi ils acceptent de trimer, de souffrir, de partir loin de chez lui n’en a rien à foutre de sa petite personne et le descendra au moindre faux pas.
Alors oui c’est plus facile de croire que tout cela n’existe pas et que je suis un fainéant!
Faires attention quand même à vos arrières les gars!
12:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : Libéraux, MEDEF, Employeurs, Stages, Jeunes, Sarkozy
30.05.2007
L'individu est seul responsable de sa situation
Dernièrement, j‘ai eu ma conseillère ANPE au téléphone. Depuis que le délai légal de non-intervention (environ trois mois) est passé, son ton est nettement moins cordial.
En effet, elle ne peut que constater que la recherche de boulot est difficile, et qu’elle l’est encore plus lorsqu’on ne dispose d’aucuns types de pression (ni elle ni moi) sur les employeurs.
Ayant vraiment envie de travailler (comme la majorité des chômeurs), je fais tout mon possible pour trouver quelque chose. Honnête, je décris à la conseillère mes pérégrinations et les raisons de mes échecs d’après les employeurs (pas assez d’expérience, on a trouvé un candidat expérimenté ayant une bonne connaissance opérationnelle du secteur..Etc), parce que j'essaie toujours de demanderles raisons des refus aux recruteurs!
Et vous savez quoi ? Au bout d’un moment, elle me dit :
Conseillére ANPUMP.Com : "Si vous ne trouvez pas de travail dans votre secteur (10 annonces par mois sur le site Anpe dont la majorité en intérim ou CDD), c’est que quelque part, vous ne devez pas convenir humainement ou relationnellement"
Evidemment, c’est moi, ce n’est pas l’absence d’offres sérieuses, ni la connerie des employeurs (qui ne veulent jamais prendre de risques, ni de jeunes). C'est, bien sur, la faute du chômeur (peut-être même que c'est génétique qui sait..), jamais de la société, de l'Etat ni des entreprises, bien entendu!
Encore une qui a bien retenu son Petit Sarkozy illustré.
Sur ce, je lui ai répondu à peu prés ce que je pense, et que je m'évertue de faire partager sur ce blog depuis des mois. Depuis, je n’ai plus de nouvelles…peut être suis-je radié?
En écrivant cet article et visitant le DEL, je suis tombé sur ce texte du dénommé A jamais. Je le reprends, il me parait assez révélateur lui aussi… :
Moi : « Vous m’avez envoyé sur une opération de « coaching » au mois de décembre. Cette opération est terminée. En avez vous fait une évaluation ? Etes vous en contact avec la boite privée qui était sensée s’en occuper ? Connaissez vous les résultats ?
Une conseillère : « Non ! »
Moi : « C’est la quatrième fois que je suis vos prestations, que je demande, car vous ne prenez aucune initiative, tout comme vous ne me proposez aucune formation. Je remarque aussi que depuis quatre ans je n’ai jamais eu le même interlocuteur ; que me dossier est incomplet… Tout ça sans résultat. Avez vous conscience d’avoir fait votre travail … »
Elle : « Pour le coaching, adressez vous à la société qui vous suit… »
Moi : « Ils ne répondent ni à mes e-mail, ni à mes coups de téléphone. Cette action de coaching a avorté. Le coach avec lequel on m’avait mis en contact en janvier voulait m’employer comme formateur multimédia pour des BTS. J’ai réussi, non sans mal au bout de 3 mois, seul, à obtenir une APR (entre temps la loi avait changé, j’ai perdu ainsi la possibilité de faire prolonger mon PARE…) ; je devais commencé en avril, puis en mai. J’ai fait une semaine d’évaluation en entreprise. Puis l’employeur m’a expliqué que finalement il retardait d’un an l’ouverture d’une classe pour un BTS multimédia, et qu’il allait déménagé, changer de ville… 5 mois pour rien…
Elle : « Mais que voulez vous Monsieur ? »
Moi : « Que vous fassiez votre travail ; qu’il y ait un suivi sérieux ; à cause de vous ou de vos prestataires, je n’ai pu avoir accès à certaines formations qui correspondaient à des métiers porteurs dans ce bassin d’emploi. On m’a toujours dit : trop âgé, trop diplômé ; trop qualifié… Vous n’avez pas le profil, votre CV fait peur aux employeurs… Et bien seule une boite d’intérim a réussi à me faire travailler dans l’agro-alimentaire… »
Elle : « Mais Monsieur, l’un de nos prestataires nous a dit que vous n’avez pas fait le deuil de votre métier… »
Moi : « Comment ? J’étais journaliste. Je demande à travailler dans l’aquaculture, dans la restauration, je fais des pieds et des mains auprès le l’AFPA pour devenir gestionnaire de PME (j’ai l’expérience de la gestion de deux entreprises)… et vous me dites que je n’ai pas fait le deuil… Vous vous moquez de moi… »
Sur ce la « conseillère » se tire ; un autre arrive.
L’homme : « Mais Monsieur, que voulez vous au juste… »
Moi : « Que vous faites votre travail… Voilà quatre ans que vous vous moquez de moi. L’un de vous m’a dit un jour que je n’avais qu’à me mettre à écrire, une autre qu'elle ne pouvait rien pour moi, que je n'avais qu'à faire une demande d'ASS ; l'action de coachin que je demandais, on a mis plus d'un an avant de me la proposer...»
Etc, etc, etc…
En tout cas, on peut se poser beaucoup de questions sur l'état d'esprit et la compétence de certains de ces agents (Il y en a qui font bien leur travail mai ils semblent être en minorité, cf ma note Atteindre les objectifs).
De plus ils apparaissent assez irresponsables car je ne vois pas où peut mener le fait de remettre en cause perpétuellement des personnes déjà fragilisées? (C'est vrai, j'oubliais au concours on leur demande d'être des bons managers "au sens commercial aigu" et surtout sans états d'âme)..
Bon courage!
12:10 Publié dans Monde du travail | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : Précarité, ANPE, chômage, témoignages, Jeunes, Stagiaires
29.05.2007
Contrôle de la réalité
Un petit extrait du livre "1984" de Georges ORWELL (le lire absolument!), à vous de faire le lien avec notre époque!
"Son esprit s’échappa vers le labyrinthe de la double pensée. Connaître et ne pas connaître. En pleine conscience et avec une absolue bonne foi, émmettre des mensonges soigneusement agencés. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. Employer la logique contre la logique. Répudier la morale alors qu’on se réclame d’elle. Croire en même temps que la démocratie est impossible et que le Parti est gardien de la Démocratie. Oublier tout ce qu’il est nécessaire d’oublier, puis le rappeller à sa mémoire quand on en a besoin, puis l’oublier plus rapidement encore. Surtout, appliquer le même processus au processus lui-même. Là était l’ultime subtilité. Persuader consciemment l’inconscient, puis devenir inconscient de l’acte d’hypnose qu’on vient de perpétrer."
11:45 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Orwell, Totalitarisme, Démocratie, Propagande, Libéralisme
28.05.2007
Des nouvelles de moi
Comme vous l'avez remarqué je n'écris plus depuis quelques temps sur ce blog. Aprés la déconvenue des présidentielles (écoeuré par le "toujours plus" de notre actuel président) et à cause de quelques entretiens plus prometteurs, j'ai moins eu le temps d'écrire, de faire partager mes pensées (intellectuelles) sur le monde qui m'entoure ;-).
Mais ne vous inquiétez, pas, je reviens aprés des errements politico, sentimentalo,recherche de boulo-iques, plus forts que jamais. Et je vous dis qu'il va y avoir de quoi dire avec ce qu'on nous prépare!
En attendant, je tiens à vous faire partager les blogs que je fréquente le plus en ce moment et les papiers qui m'ont touché:
Périphéries avec cet article génial:
Comité de Salut Public pour son oeuvre de Résistance qui redonne bien le moral!
Lire de préférence ses articles sur la Droite et la reconstruction à gauche!
Redevenir Durs à lire absolument!
Et sinon toujours Fontelle et son Vive le Feu et Le Blog de Jean-Luc Mélenchon trés affuté en ces moments hautement politiques!
Et sinon un article sympa d'Olivier Bonnet sur l'affaire Elf
- Voilà, à trés bientôt, je reviens vite avec des anecdotes pour tout ceux qui n'aiment pas trop la politique (Dédicace à Eléonore)!
22:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Blogd, nouvelles, politiques, articles
08.05.2007
J'aimerais tant me lever tôt!
Je relaie cette article de Libération car il me parait important (Et cela le sera encore plus dans les années à venir), de relayer les contradictions, mensonges énoncés par N.Sarkozy. Voilà un de ceux qui me touche le plus:
Nous travaillerions trop peu selon Nicolas Sarkozy. Un préjugé insultant.
Les Français ne sont pas des paresseux
Par Guillaume DUVAL
QUOTIDIEN : lundi 7 mai 2007
Guillaume Duval rédacteur en chef d'«Alternatives Economiques».
Il faut, paraît-il, «réhabiliter la valeur travail». Nicolas Sarkozy en a fait le thème central de sa campagne victorieuse. Il considère manifestement que la paresse actuelle des Français est la cause principale des difficultés que rencontre le pays. Il s'agit là pourtant d'une contrevérité qui aurait dû en bonne logique lui coûter l'élection tant le propos est insultant à l'égard des 22,5 millions de salariés, qui travaillent dur chaque jour, et des 2 millions de chômeurs, qui aimeraient pouvoir en faire autant.
Rien n'est plus faux en effet que ce préjugé tenace d'une France paresseuse : les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde. Selon les chiffres du Bureau des statistiques du travail (BLS), un Français qui occupe un emploi avait produit 71 900 dollars de richesses en moyenne au cours de l'année 2005. C'est certes moins que les 81 000 dollars produits par l'employé américain moyen, mais significativement plus que les 64 100 dollars d'un Anglais, les 59 100 d'un Allemand ou les 56 300 dollars d'un Japonais... Et même en matière de temps de travail, si Nicolas Sarkozy ne se contentait pas de répéter les poncifs que lui soufflent ses amis chefs d'entreprise, il saurait que les salariés français ne sont pas, et de très loin, ceux qui travaillent le moins en Europe. Selon Eurostat, l'organisme statistique officiel de l'Union, un salarié français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au troisième trimestre 2006. Contre 36,1 dans l'ex-Union à quinze pays. Les Français travaillent presque aussi longtemps que les Anglais (36,5 heures) et significativement plus que les Danois (34,6 heures) dont le modèle social est si envié, ou que les Allemands (34,5 heures) champions du monde de l'exportation. Sans parler des Néerlandais qui ne restent en moyenne que 29,8 heures au travail chaque semaine. Dans l'ex-Europe à quinze, c'est en Grèce (39,9 heures) et au Portugal (39,2 heures) qu'on travaille le plus longtemps. Rattraper la Grèce et le Portugal, est-ce cela l'ambition de Nicolas Sarkozy pour l'économie française ?
Contrairement à ce que laisse entendre le nouveau président de la République , les salariés français ne sont donc pas des paresseux ni les chômeurs de l'Hexagone des profiteurs. Pour autant, il ne fait guère de doute que les entreprises françaises rencontrent des difficultés importantes. Elles sont souvent à la peine sur les créneaux high-tech en expansion et s'en sortent nettement moins bien sur le marché mondial que les entreprises allemandes. Et cela bien que le travail soit sensiblement plus cher outre-Rhin : 33 dollars de l'heure en 2005 pour un ouvrier de l'industrie contre 24,6 en France selon les chiffres du BLS. Si la paresse des salariés n'est pas en cause, ni le coût de leur travail, est-ce que les raisons de ces difficultés ne seraient pas à chercher plutôt en priorité du côté de la tête des entreprises ? Du côté de la faible qualité de leurs dirigeants et de l'inefficacité de leurs modes de gestion ? Quand on observe, par exemple, le gigantesque gâchis que l'incurie d'un Arnaud Lagardère, actionnaire de référence, combinée à la soif de pouvoir d'un Noël Forgeard, a provoqué au sein d'Airbus, on se dit en effet que c'est surtout au niveau de ses élites économiques, de leur recrutement et de leurs habitudes de fonctionnement, que l'économie française aurait besoin d'une «rupture».
http://www.liberation.fr/rebonds/252132.FR.php
12:45 Publié dans Monde du travail | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, 2007, Travail, 35h, Jeunes, Ouvriers, Mensonges
07.05.2007
Il fallait (peut-être) en arriver là...
La France est depuis 20 ans un pays de Droite au même titre que la majorité des pays d’Europe (G.B, Pays scandinaves, Allemagne) qui sont ici présentés (Surtout par les médias complaisants) comme les chantres du libéralisme et de la "Flexibilité" chérie. Tout çà est, en réalité, chapeauté par une Europe anti-sociale et la France ne peut rien faire à part les "réformes" ultra-libérales exigées par Bruxelles!
Hors à part précariser un peu plus (c'est-à-dire affreusement) la population, faire passer les dernières réformes d’ajustements (Fin de la sécurité sociale, du Code du travail et des Services Publics). Sarkozy ne pourra pas aller bien plus loin.
Au moins, ce sera clair, il y aura enfin un responsable défini, nommé (et non pas les 35 heures ou la politique de Chirac).
Et nous saurons enfin contre quoi on se bat, et bientôt, l'ensemble des français aussi !
P.S : Est-ce parce qu’il a compris tout çà que notre ami des patrons est parti se ressourcer quelques jours chez Christian Clavier (..) en Corse? Va-t-il se réveiller tard lui aussi comme ces enculés d'assistés?
Pour détendre l'atmosphére lourd d'aujourd'hui, une vidéo marrante mais aigre-douce: En effet, elle date de 2003 et on pourrait facilement rajouter les slogans de la "France d'aprés" comme "Travailler plus pour gagner plus", "La Racaille au karcher", "Ceux qui se lêvent tôt" ou encore "La France: aimes là ou quitte là!!". Regardez quand même c'est assez drôle!:
18:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, 2007, Précarité, Présidentielles, Droite, Libéralisme, Europe
Gueule de Bois
- L’aveu que je vous fais est coupable: Aujourd’hui j’ai envie que mon pays en prenne plein la gueule. Ce n’est pas très digne d’un homme de gauche, une réflexion pareille mais tant pis! C’est une réaction viscérale! Lorsqu’on est un démocrate, on s’incline forcément devant un résultat aussi écrasant.
- J’ai la désagréable impression que les français n’ont toujours pas compris. Il faut peut être qu’ils en prennent vraiment pour leur grade, afin de comprendre quelle type de société ils ont élu par l’intermédiaire de Nicolas Sarkozy!
- Je rejoins l’analyse trés juste du yéti en disant qu’on savait tout (Airbus, les délocalisations, son rapport aux USA, le Contrat Unique..Etc) avant même les élections. Donc ceux qui ont pris leurs responsabilités dans les urnes devront l’assumer y compris quand çà ne leur sera pas favorable! Qu’ils ne s’inquiètent pas, je m’en rappellerai pour eux!
- Ce matin, j’ai une pensée aussi pour les précaires, Rmistes et autres non-alignés qui eux vont vraiment morfler et dans pas longtemps…
En tout cas, moi je vois cette élection comme une déclaration de guerre d’une France à une autre. Reçu cinq sur cinq ! On est là, on va lutter et on lâchera pas..Oh çà non !!
12:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Présidentielles, Victoire, Société, Précarité, Luttes, 2007
03.05.2007
A bas l'égalité!
Petites réactions à chaud sur le débat d’hier soir :
- Bon, d’abord une chose qui me concerne personnellement: Seule Ségolène Royal a parlé du problème des jeunes diplômés sans emploi. Et çà c’est déjà beaucoup. Au moins elle sait, et elle ne fait pas semblant que çà n’existe pas et qu’il s’agit juste de « fainéants ».
- Par ailleurs Sarkozy a recommencé ces techniques méprisables du bouc émissaire: La France qui se lève tôt contre les truqueurs (traduire : les chômeurs). Je ne commenterais même pas tellement çà me débecte…
- N'oublions pas cette petite phrase si révélatrice de Sarkozy: "JE NE CROIS PAS A L'EGALITARISME". Rappelez vous en au cas ou il devient président, avec cela il peut justifier tout: des diminutions de postes de fonctionnaires à la suppression du RMI.
- Je trouve que Sarkozy a été assez mauvais (moins bon que ce que j’attendais), incompétent et paradoxal sur beaucoup de sujets, faisant souvent du sous Le Pen (Turquie, immigration). En tout cas, bien moins impressionnant que quand il est face à un parterre de journalistes béats!
- Et quand il a dit (concernant des femmes sans-papiers), ces femmes auront la nationalité française car elles sont a "Coeur de femmes", l'association dont je connais bien la présidente :
On est au coeur des passes droits sarkosystes type Rotary club, MEDEF: T'es mon pote, tu passes devant les autres! Tu ne l'es pas, tu dégages...
Tu connais des patrons t’as un réseau, tu as la nationalité française (immigration choisie), tu es un simple pauvre étranger ou français ? : tu te la fermes ou tu prends des coups de tonfa..
- Avec tous les jeunes diplômés précaires ou au chômage...On va aller chercher des ingénieurs indiens pour faire baisser les coûts et payer plus de RMIs!!
- En effet, bien loin de la tradition républicaine française d’égalité et de fraternité!
Votez bien dimanche!
14:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, 2007, Royal, Débat, Présidentielles
02.05.2007
Ce qui nous attend...
Je souhaiterais revenir sur un fait qui m’a beaucoup marqué lors du premier tour des élections.
Les différents médias ont tous parlé de la publication (interdite), à l’avance, des résultats du premier tour. On eu même droit à des interviews de l’éditeur journaliste Guy Birenbaum ou du bouffon Morrandini. On a aussi clamé haut et fort que les contrevenants à la loi paieraient une amende de 75000 Euros.
Cette mesure étant ridicule : Des sondages sont publiés jusqu’à l’écoeurement depuis 1 ans et, je vous le donne en mille, ils donnent tous et depuis le début Sarkozy gagnant. Qui a dénoncé depuis l’ "influence" des sondages ?
Quel est le sens de la mesure d’interdiction des estimations 2h avant les résultats officiels pour ne pas influencer les quelques milliers de français concernés par les bureau















